Création

Création

Article écrit fin avril 2018

À l’époque, je ne me rendais pas compte que mon adversaire n’était pas la création. C’était tout simplement l’inverse. Je ne me connaissais pas encore comme aujourd’hui. Et je venais tout juste de rencontrer LA personne qui allait m’indiquer le bon chemin.

En fait, j’ai BESOIN de créer continuellement pour être bien! Pour être moi tout simplement. Dans n’importe quel domaine, si je peux trouver une idée, la développer et en gérer les possibilités je suis ravie. Cela me stimule, je peux développer énormément à partir de pas grand chose.

Difficile à faire comprendre mais c’est mon moteur: l’envie d’apprendre et créer de nouvelles choses!

La création? Une véritable passion oui!

 

Encore et encore…

Depuis toujours on me reproche la même chose: mon manque de création. Dans n'importe quel domaine c'est la même chose: je suis totalement bloquée.

Plus tant que ça en fait, heureusement!


Musique

J'ai appris le piano jeune, ou plutôt on m'a mise dessus lorsque j'étais petite sans me demander mon avis. Mais bon, vous demanderiez, vous, à une enfant de six ans si ça va lui plaire de jouer d'un instrument? Directement au conservatoire avec solfège après une année de la méthode Willems. Heureusement pour mes parents, j'aimais bien le piano. J'ai donc appris mes gammes et sais lire une partition pour la jouer.

À l'adolescence, mon piano faisait trop de bruit au salon pour que j'y joue pour mon plaisir. Ou ce n'était jamais la bonne heure pour que je m'y installe. Alors je me suis mise à la guitare, après en avoir acheté une d'occasion. Presque trois ans de cours avec Oliver à Lausanne, c'était chouette! Mais difficile pour moi, car impossible de me lâcher. Sans arrêt ce réflexe de m… lorsqu'une faute se pointe, tout arrêter et recommencer. Merci le conservatoire et sa rigidité. Une création à la guitare, non mais ça ne va pas la tête?

Et pourtant, j’ai retrouvé les paroles d’une dizaine de chansons dans mon étui à guitare qui datent de 2002-2003. Va falloir que je bosse dessus un jour!

J’ai repris la guitare depuis quelques mois en m’offrant une électrique! J’en avais envie depuis tellement longtemps, j’ai du temps à y consacrer, pourquoi me retenir? Je reprends tout depuis le début, seule. Pose des mains, apprentissage des accords. Et j’adore ça! Mais bordel j’ai mal aux doigts ahahah

Je me suis rendue compte que la musique est essentielle pour moi. Je ne peux m’en passer. Que ce soit à l’écoute, voir des concerts, les photographier, me plonger dedans au casque au milieu de la nuit. En chantant! C’est quelque chose de vital.

En 2011 j'ai revendu le piano pour m'offrir une clarinette, un rêve depuis de longues années! Lorsque j'entends le son de cet instrument je suis littéralement transportée, j'arrête tout et suis en immersion dans le morceau. J'ai suivi une année de cours à Cossonay avec un bon professeur. Mais comme avec la guitare, impossible de me laisser aller. Et j'ai été opérée deux fois du ventre en 2013, ce qui fait que je n'ai pas remis ma clarinette en bouche depuis. Au début par peur de me faire mal, maintenant par peur de ne plus savoir comment m'y prendre…

Je l’ai toujours ma clarinette Yamaha, dans son bel étui en cuir. Va falloir que je la sorte aussi pour m’amuser avec!


Chant

Envie de me remettre à la musique, jouer d'un instrument. La musique m'a toujours fait du bien, l'écouter ou en jouer. Pareil pour le chant, après huit ans dans un chœur ça me manque de ne plus m'exprimer de cette manière-là. Chanter seule à la maison ou dans la voiture, ça va un moment! Le piano m'intéresse toujours mais il me faudrait un clavier numérique et ce n'est pas donné. Je pense investir dès qu'un nouveau travail voudra bien de moi, c'est une bonne raison en plus pour trouver une place intéressante. J'ai tellement envie de jouer et chanter les morceaux de certains artistes que j'aime, c'est hyper frustrant de ne pouvoir les écouter qu'au salon sans les accompagner.

Des amis m’ont prêté un clavier Midi 88 touches pour que je puisse ré apprivoiser cet instrument. Cela prend du temps et je ne peux pas tout faire non plus, mais je suis heureuse d’avoir cette possibilité! Et de pouvoir chanter avec, un bonheur tout simplement.


Littérature

Je dévore les livres depuis ma jeunesse. Impossible de savoir quand j'ai commencé, je me vois toujours avec un livre à la main. Une passion! Je lisais cinq livres par semaines et pouvais en prendre plus pendant les vacances car j'étais soigneuse. Maintenant je lis moins mais toujours aussi violemment. C'est mon refuge, ma façon de fuir la réalité: vivre à travers des personnages de fiction! Je déteste laisser un livre en plan, il faut absolument que je termine l'histoire le plus vite possible. Je me fais des pavés en quelques jours et remercie ma liseuse qui m'évite un encombrement maximum à la maison. Impossible de relire un livre par contre, mon cerveau est une éponge qui absorbe tout ce qui l'entoure. Et je ne supporte pas savoir ce qui va survenir deux chapitres plus loin.

À l'école j'adorais le «français 2», la branche où on travaillait des textes, on lisait des livres et même parfois il fallait écrire des rédactions. J'adorais ça! Jusqu'au jour où un prof m'a démolie avec sa «critique». Depuis plus une ligne hormis des articles de blog dans les années 2000 et mes articles actuels ici. Complètement bloquée la fille.

Pourtant je ne manque pas d'idées, avec tout ce qui me passe par la tête à la minute. Des scénarios tous plus affolants les uns que les autres, ça part dans tous les sens. Si je pouvais mettre sur pause et tout écrire, je suis sûre que cela me ferait un bien énorme!

J’ai bien évolué de ce côté-là également! Un livre est en cours d’écriture et je me suis littéralement lâchée sur mon site en écrivant régulièrement des articles sur des sujets variés.

Sans compter la création d’Onde romande, un magazine sur les artistes suisses. Dix ans après un premier magazine j’ai ressenti le besoin de repartir pour une nouvelle création. Et qui va encore évoluer en 2019, joie bonheur!


Graphisme

Lorsqu'il a fallu choisir un métier, j'ai voulu combiner la langue française avec l'informatique. L'orientation scolaire m'a envoyée sur typographe. Pas à jour du tout, le métier avait déjà changé: bonjour au polygraphe! Qui regroupe les anciens métiers de typographe (mise en page) et photolithographe (scan et retouche image) avec des emprunts au maquettiste et au correcteur. Ça c'était à l'époque, car les polygraphes actuels n'ont plus rien à voir avec ma formation terminée en 2002.

Si j'avais voulu faire de la création, c'était graphiste le métier qu'il fallait choisir. Et moi, le dessin, ce n'est pas mon truc. La création tout court en fait. Créer une mise en page à partir de rien, l'horreur. Un client demande un nouveau logo? Je n'ai aucune idée par où commencer. N'ayant pas appris les bases de ce métier, cela m'est difficile de le faire comprendre. Oui j'ai un métier dans le graphisme et non je ne créé pas. Ou difficilement. Lorsque je n'ai pas le choix et suis face au mur. Le nombre de projets rejetés car ils ne plaisaient pas au patron, même pas montrés aux clients. Chacun son métier j'ai envie de dire. Un polygraphe est un technicien, un graphiste est un créateur.

Même si j'aime beaucoup le design et les lignes épurées, il m'est très difficile de les créer dans mon métier. Au mieux je les reproduis, ce dont je ne suis pas fière du tout.

Je suis heureuse d’avoir fait cette formation de polygraphe. Les bases que j’ai acquises sont solides, je maîtrise également les programmes de mon métier. Maintenant j’évolue et vais travailler dans d’autres domaines, où le graphisme est un plus que je mets en avant!

Aucun regret, rien n’arrive par hasard et je n’y crois plus trop au hasard. Tout arrive au bon moment, point!


Photographie (et vidéo)

Un domaine où la créativité fonctionne pour moi, c'est la photo! Et je crois bien savoir pourquoi. Je n'en connais pas la technique, en gros, je ne sais pas ce que je fais. L'instinct me guide depuis le jour où j'ai pris en main un appareil photo. C'est fluide, je sens ce que je souhaite figer, je ne me pose pas de questions. Parfois je suis frustrée car je n'arrive pas au résultat que j'ai en tête, justement par manque de technique! Mais je n'ose pas aller gratter, savoir comment tout fonctionne. J'ai bien essayé dans un ancien club photo, mais c'était la grosse prise de tête et je n'ai vraiment pas compris grand chose. J'ai laissé tomber. Pour l'instant j'aime bien ce que je fais!

Et j’ai eu raison de continuer comme ça! Mes photographies plaisent, que ce soit en concerts, paysage-macro et voyage. Le principal étant mon plaisir de transmettre ce que je perçois, une émotion reçue que j’ai envie de partager autrement.

Grâce à la photo j’ai découvert le monde du multimédia avec la vidéo et le montage. Ça me passionne de pouvoir raconter des histoires avec des images en mouvement!


La route est longue

Accepter un compliment ou reconnaître mes compétences, c'est très difficile pour moi. On m'a martelé pendant des années que j'étais nulle. Que j'allais finir par casser des cailloux au bord de la route. Que je ne servais à rien. Alors quand l'inverse se passe, j'ai l'impression qu'on parle de quelqu'un d'autre. Limite je me retourne pour voir s'il y a une personne derrière! Et quand je dois parler de moi je n'y arrive pas, c'est un blocage énorme. Me vendre est impossible, comme si j'allais mentir sur la marchandise.

Et là j'en ai marre. J'ai craqué ce soir en rentrant de mon stage car une fois de plus on me reproche encore et toujours un manque de créativité. En me disant que c'est facile, que je dois y mettre du mien, arrêtez de vous braquer, que ce n'est pas loin, allez deux livres à lire et tout ira mieux. Et merde. J'en ai ma claque d'être complètement bloquée. Si vous avez une piste, je prends volontiers!

Un sacré adversaire que cette création. Et j'aimerais beaucoup l'apprivoiser!

 

9 mois

C’est le temps qu’il m’a fallu pour arriver à la publication de cet article. Pour évoluer. Apprendre à me connaître. Oser autre chose! La peur était là, elle est toujours là. Elle fait partie de moi et je l’ai acceptée pour ce qu’elle est: un formidable outil de travail.

Des projets incroyables arrivent, j’ai l’impression que je vais me réveiller tellement c’est génial, complètement fou! Des gens formidables me font confiance, on va tracer un bout de route ensemble et je m’en réjouis.

Ne baissez pas les bras, croyez en vous!
Vivez le moment présent, ressentez-le, osez!
Et surtout, surtout. Profitez maintenant!!!

 

Deux artistes que j'admire énormément: Ólafur Arnalds et Nils Frahm. Si vous avez les moyens, allez les voir au Montreux Jazz cet été! De mon côté je reste avec les souvenirs de leurs premiers concerts, mon porte-monnaie a un peu beaucoup toussé en voyant les prix cette année…

Travailler avec des artistes?

Travailler avec des artistes?

Merci 2018

Merci 2018